Le Bouddhisme du Bouddha

Ces derniers temps, je me suis égaré dans la faune internet, dans les filets d’une file de discussion s’appelant « le bouddhisme du Bouddha ».
Ce que j’y ai rencontré (et ceux que j’y ai rencontré), m’a interpellé sur la nature de ce qu’on veut dénommer par « bouddhisme », et surtout ce qu’on veut en faire à ce jour.
Une amie me disait tout récemment son désenchantement concernant le zen tel que les représentants officiels veulent nous le proposer sous sa forme actuelle…mais voulant savoir à quel moment nous méditons pour le faire à distance avec nous. Sentiment de déconnexion, mais désir d’être reliée à une communauté de pratiquants au-delà de la distance physique.
A ce titre, allez voir Nicolas sur shidengsangha.be/zentv.html , le dimanche soir à 20h30 il propose une méditation en ligne dans cet esprit de se retrouver ensemble malgré la distance.
Donc je me suis retrouvé sur ce groupe, qui veut causer du bouddhisme du Bouddha. Quelqu’un posait une question sur la relation de maître à disciple, avec un lien avec une vidéo d’une pratiquante du zen que j’ai connue, parlant de son maître que j’ai aussi connu. Une apologie en bonne et due forme.
Je n’ai pas su résister au désir de dire ce que j’en pensais, quant à mon sentiment d’une excessive idéalisation, une vision totalement romantique du truc. D’ailleurs, et je suis mauvaise langue, pour moi c’est de la promotion publicitaire pour cet homme, avec tout mon respect. Mais je pense qu’on est rentré dans une dynamique de marchands du temple…quoiqu’il s’agit plus de temples de marchands. Oui, je suis dur, mais je vois l’évolution depuis vingt ans, et faut pas me raconter d’histoires, l’esprit a bien changé. Et les médias sont une super vitrine, surtout que le bouddhisme bénéficie d’une image positive auprès du grand public. Ce qui est exploité par certains.
Concernant la relation maître-disciple, je pense qu’on vit en plein mythe depuis bien longtemps, et que notre défi d’aujourd’hui est justement de créer les formes pour la transmission du cœur de la réalisation de cet esprit auquel on aspire, adaptées aux contours du monde qui est le nôtre.
L’accueil que j’ai eu sur la file de discussion dont je parlais m’a battu froid : j’ai été ramené dans mes pénates de zenistes, à savoir ici on parle vrai bouddhiste, c’est-à-dire theravada, et tous les autres sont déviants quant à la compréhension du vrai dharma originel. Mange ça, et fais pas trop de vague.
Mais qu’est-ce que le dharma originel ?
Le Bouddha a-t-il prétendu détenir une vérité qui supplanterait celle des autres ?
Le bouddhisme a-t-il besoin d’être protégé de quelque chose, et si c’est le cas, contre quel danger de périssabilité, contre quoi qui le corromprait de quoi ? Contre la menace de quelle identité ?
Si le bouddhisme réalisé, c’est cesser de s’identifier à ce qui croit en la substance solide du moi, en la solidité de murs égotiques, donc susceptibles d’être détruits, envahis, abimés, agressés, alors qu’est-ce qui peut encore être menacé ?
Autant dire que j’ai trouvé l’accueil plutôt froid, et encore suis-je capable de composer avec l’humain, ses fluctuations, et comprendre qu’on puisse me trouver chiant, car je peux l’être.
Mais autant je m’interroge sur ce qui fait que quelqu’un, quelques uns, s’investissent d’un rôle de protection de ce quelque chose appelé la Doctrine, l’Enseignement, avec plein de majuscules partout. Mais quels sont les critères qui permettent à qui que ce soit de s’investir de la légitimité, déjà de parler du bouddhisme du Bouddha, et a fortiori de juger quelqu’un d’ignare sur la question ?
Autrement dit, d’où vient l’autorité spirituelle à cet égard, et quelles sont ses limites dans la relation à autrui ? Et surtout, l’expression de cette autorité ne sert-il pas surtout bien souvent à masquer un immense doute sur la validité de ce qu’on transmet quand on parle de bouddhisme, de Doctrine ? Et cela ne sert-il pas à éviter d’affronter le fait qu’on a encore utilisé un enseignement pour la ramener dans sa boîte à générer du concept, avec ce truc encore plus pervers qu’on croit avoir compris comment être libre de l’esprit conceptuel….sauf qu’il nous manipule de façon encore plus subtile : il s’est déguisé en pratiquant du Dharma, le gros malin ! Et il veut virer tous les petits mickeys qui n’ont pas « «compris », maniant les citations de la Bible bouddhique, canon pali ou autres, comme des sabres tranchants l’ignorance.
Mais les mots peuvent tuer, même l’enseignement peut-être utilisé pour tuer. Enoncer une citation, livre un extrait de livre, même si ce qu’on en sort est vrai, si ça ne regarde pas la réalité de l’Autre avec qui l’on parle, si l’on n’écoute pas sa réalité, son illusion, et ce qu’il cherche à rencontrer, et si on n’écoute pas le silence en soi qui permet d’ouvrir l’espace de la rencontre, alors on notre robe de moine, notre connaissance, même notre pratique, sont une mascarade pour dorer notre blason égotique. Et l’on rate l’essentiel de la transmission.
De ce que j’ai lu et compris, il me semble que le Bouddha n’avait pas un prêt à penser à lancer à la tronche du premier venu pour lui faire comprendre qui c’est le boss, qui c’est celui qui connaît la réalité ultime, et qui est capable de te la formuler et de t’en mettre plein le cigare de l’expression de la réalisation.
Au contraire, il me semblait qu’il avait plutôt le champ large, assez pour prendre chacun où il en était, comme il était, et à partir de cette matière, la modeler, la pétrir, pour lui transmettre le truc qu’il a compris et qui a changé sa façon de voir le monde. Et si on pétrit trop, ça perd sa forme. Pétrir, faut y aller doucement, avec sensibilité.
Lors d’un échange où je n’ai pas résisté à exprimer ce que je pensais de multiples saillies anti-mahayanistes, où il m’était évident qu’elles étaient faites surtout à partir de grandes méconnaissances de la diversité qui y existe (je trouve qu’il vaut alors mieux s’abstenir, et qu’on ne valorise pas le courant duquel on se réclame en dénigrant les autres, mais en puisant dans son fond pour montrer là où il a de la valeur), je me suis fait rétorquer que concernant l’enseignement (pardon, l’Enseignement), le Bouddha était plutôt « sec » dans sa façon de répondre avec ceux qui étaient un peu à côté de la plaque.
Donc, comme je fais souvent quand je vois une telle conviction s’exprimer, alors que ce que je sens n’est pas du tout en accord, je prends un bon vieux bouquin de référence. J’ai donc sorti « la philosophie du Bouddha », de M. Wijayaratna…autrement une bonne référence, valable pour toutes les traditions.
Et qu’y vois-je ? Un sutra relatant une entrevue du Bouddha avec quelques brahmanes, étant venus lui demander son avis. On n’y voit à aucun moment le Bouddha leur dire « eh les gars, vous êtes des tanches, mieux vaut vous barrer d’ici, vous n’êtes pas capables de comprendre vu ce que vous pratiquez, parce que moi j’ai trouvé bien mieux… »…non. Par contre, il les écoute, il ne critique à aucun moment leur cadre de pensée…et, il se livre, comme fréquemment, à une subtile maÏeutique : il les emmène à partager son mode de pensée, il les invite à voir ce qu’il voit, mais en comprenant par leur propre analyse logiqe.
J e n’y ai vu à aucun moment du jugement, ni qu’il considérait qu’il y avait un corpus d’enseignement qui serait comme le programme universitaire à connaître et recracher par cœur. Surtout que les brahmanes, ils devraient en brasser, de la discussion doctrinale et philosophique. Mais je vois surtout un homme qui ramène d’autres hommes à leur expérience subjective de la réalité, à confronter des façons conceptuelles de voir le monde, à une façon expérimentale, expérimentée, de percevoir le monde. Autrement dit, il ne dit pas que ce que les autres pensent est erroné au sens d’un jugement de valeur, par contre il amène à voir la validité de ce qu’il énonce, par l’expérience…et là, soit le mode de pensée précédent reste valide, soit il n’a plus d’utilité…et donc on l’abandonne sans regret, voire même sans y penser. Mais il n’y a pas d’exclusion.
Donc j’en ai conclu, que l’on voyait vraiment ce qu’on voulait voir, en revisitant l’enseignement du Bouddha. Mais alors, cela veut-il dire que ce que pense l’autre est faux ?
Je crois que le problème n’est pas là. Il est dans le fait que le bouddhisme parle d’une expérience, totalement subjective, et tous les mots posés dessus, y compris le canon Pali, ne font que tenter de circonscrire une expérience intime, subjective, donc inobjectivable. On peut en parler, mais les mots ne font que désigner les objets de quelque chose qui n’a plus de lien de subordination avec un objet.
Et que cela est une expérience subjective, personnelle, et que la comparer à celle d’un autre est en fait vain et sans aucune utilité.
On pourra dire que les références telles que le Canon Pali sont une compilation de critères qui donnent des repères pour pouvoir avoir des références dans son expérience propre, mais je soupçonne quand même qu’après la mort du Bouddha, la récupération de son enseignement original et singulier, l’a été dans un cadre très hiérarchisé et monastique. Autrement dit que ce qu’il critiquait du brahmanisme, à savoir ne pas donner une autonomie spirituelle à chacun, pour qu’il soit dépendant d’autorités, a rattrapé le bouddhisme.
Car on ne me dira pas que le système monastique, dans de nombreuses traditions, n’est pas marqué par une forte charge de patriarcat et de hiérarchie. Et qu’il faut voir ce karma-là à l’œuvre. Car je crois que c’est une question cruciale aujourd’hui que le bouddhisme est entré dans nos sociétés occidentales : veut-on encore un nouveau système féodal qui pense pour nous, ou veut-on vraiment de l’émancipation ?
Il faut vraiment se poser la question. Et trop souvent je trouve que tout est fait pour que surtout ces questions ne puissent pas se poser.
Pour en revenir à ce que je disais sur le fait qu’à mes yeux le bouddhisme est avant tout une expérience subjective, vivre, c’est vivre, mais le dire permet-il de sentir de quelle expérience il est question ?
Le Bouddhisme du Bouddha, ce n’est pas protéger de vieux bouquins poussiéreux avec des souvenirs de guerre d’il y a 2500 ans. Rien de plus pour créer une nouvelle orthodoxie conservatrice : notre monde a-t-il besoin de cela ?…Non, il s’agit de vivre dans la réalité de ce monde l’expérience dont parle Shakyamuni, et savoir la reformuler avec nos mots d’aujourd’hui, et surtout des mots à la portée de tous. Cela n’est pas vulgariser les choses, ni renier la tradition, mais savoir la questionner, et en montrer l’universalité.
Surtout dans un temps où l’on se raccroche aux formes extérieures pour échapper à l’angoisse de la perte, et à la confusion que nous pouvons éprouver dans ce monde mouvant, mais qui est là, à assumer.
Au vu de tout cela, je me rappelais Dogen, qui, quand on le questionnait, disait au gens : « venez, et prenez le thé ».
C’est ça, je crois, le bouddhisme du Bouddha : un truc bien plus simple que ce qu’on veut bien croire, où on s’assied, et on discute paisiblement, même de ce qui fait mal. Comme perdre, mourir, faillir….la vie réelle, quoi !
Le bouddhisme du Bouddha n’appartient à personne, pas même à ceux qui l’enseignent. Ceux qui l’ont compris, ont l’humilité de servir le thé à ceux qui viennent les voir, et de les aider sans les dénigrer…et les aident à voir où leur lumière est allumée, au lieu de les effrayer en leur montrant là où ils sont obscurs.
Et d’autres croient qu’il y a un quelque chose à comprendre qu’on pourrait saisir et dénommer « bouddhisme du Bouddha », et qu’on pourrait enseigner à d’autres, ou qui pourrait servir de référence pour décider de qui a compris ou pas…sans voir qu’ils projettent leurs propres ombres.
Et nous tous, moi, vous, pouvons tomber dans ce piège de la prétention spirituelle.
A la fin, le bouddhisme du Bouddha, tout le monde peut en parler, car il n’appartient à personne.
Comme quelqu’un l’avait écrit (et elle avait une chance sur moi, celle de ne pas être une hérétique du zen-bien que je ne me considère pas comme ayant une identité « zen »), le Bouddha n’était pas bouddhiste, pas plus que theravada…pas plus que zen ou bouddhiste tibétain ou autre chose.
Donc qu’est-ce que le bouddhisme du Bouddha, et qui a la légitimité d’en parler ?
Je ne sais pas.

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11 réflexions sur “Le Bouddhisme du Bouddha

  1. Bonsoir

    En nous est une clarté, profonde, simple et ancrée dans chaque acte et pensée de notre vie, elle est souvent bien masquée et rognée par tous les tourments et difficultés du quotidien.
    Pour cette raison et afin de pouvoir révéler en lumière notre nature d’humain, certains s’assoient sur un zafu…
    De cette expérience qui fluctue au gré des périodes et de notre mental nous ressortons cependant plus en communion avec le tout, avec nos tréfonds mais en nous sentant éclairés, revivifiés.
    Je vois le Bouddha Shakyamuni comme un phare dans la tempête…toutes les doctrines alambiquées décrétées avec un coup de fouet cinglant où c’est celui qui récite le canon pali en 5 langues et qui a soi-disant laissé son égo au vestiaire qui est le plus beau et le plus crédible en laissent plus d’un perplexe sur sa place dans « le bouddhisme »!!

    C’est quoi le bouddhisme en fait? Si ce n’est se sentir pleinement vivant, en ayant repéré 2-3 fonctionnements de l’égo qui font bobo inutilement…afin d’être plus en harmonie avec l’autre, moins dans la confrontation et la surenchère.
    S’éveiller aux choses en souffrant moins..créer de l’unité , sentir la belle et vraie simplicité qui nous unit.
    Alors suivre un courant theravada ou mahayana ou vajrayana en jugeant un tel ou un autre c’est déjà se diviser et ne pas respecter le message de Bouddha …laissons la belle et profonde simplicité nous envahir…celle qui traverse les siècles en étant actualisée puisqu’elle s’adapte à la nature humaine indépendamment des conditions et lieux de vie.
    Il me semble que la légitimité du discours est crédible en observant les fruits qu’elle engendre, c’est cela la preuve indéniable : que transpire l’humain qui se prétend bouddhiste, quelles sont ses valeurs, quel modèle est-il pour l’enfant? En quelle société va -t-il croire et aura-t-il envie de s’y investir?
    Protéger une hiérarchie et une structure monastique n’est rien en comparaison et correspond si peu aux besoins et espoirs de l’humain.
    Merci Laurent pour tes belles réflexions qui nous guident vers toujours plus d’autonomie en nous libérant d’un carcan parfois si subtilement mis en place..

  2. Il serait intéressant de partager ce commentaire sur le groupe En question. Je suis sûre, espère même, que beaucoup partage ton opinion. Ne serait elle pas plus constructive si les intéressés la lisaient ?
    Merci en tout cas, on se sent moins seul à lire ça.
    Je sais que le partage a de grandes chances d’être vain mais qui sait…

  3. Bonsoir Aurélie.
    Je suis content de ta venue : tu as trouvé le chemin pour venir ici!…
    Merci aussi pour ton retour, cela me soutient.
    J’ai pensé, bien sûr, à faire comme tu me proposes, c’est à dire partager sur le groupe concerné. Mais si j’ai écrit cet article ici, c’est justement parce que j’ai senti très très très fort, que ce dont je veux témoigner est sujet à rejets, dilutions dans des arguties face auxquelles je ne suis pas de taille.
    J’ai eu mal de la façon dont j’ai été accueilli, et j’ai senti, et ce n’est pas ma première expérience, que lorsqu’on ose une parole libre, et bien ça dérange ceux qui s’approprient l’enseignement pour délivrer la doctrine de la Délivrance ultime aux êtres inaccomplis qui souffrent de ne pas avoir compris la véritable voie de l’émancipation!….et donc, c’est peut-être lâche de ma part, mais je n’ai plus envie de souffrir.
    Sur cette file, je me retiens souvent de m’exprimer, pour éviter de m’en prendre plein le carafon. J’ai compris qu’il y en a qui savent, ou plutôt croient savoir, et je sais à quel point il est vain de tenter de faire relativiser ce comportement. Car quand on connaît la véritable voie de la vérité, comment peut-on entendre celui qui pourrait la mettre en doute?
    Quoi qu’il en soit, mon écrit n’est pas vain du tout : tu l’as trouvé toute seule, et ça c’est la démarche comme je l’ai apprise dans le zen : on cherche par soi-même.
    Tu sais, je suis dérangeant, effectivement, pour ceux qui savent ce qu’ils doivent enseigner : ça fait vingt ans que je suis tombé dans la pratique, donc forcément on ne peut plus me raconter d’histoires, plus ces épreuves qui m’ont endurci : exclus d’un groupe avec tous les pires trucs dignes d’un comportement sectaire (mensonges, dissimulations, manipulation du groupe, utilisation de la hiérarchie pour le pouvoir). Et la vie m’éduque : je vois la maladie, la vieillesse, et la mort, face à moi, dans mon boulot, et là on ne triche pas. Ce n’est pas connaître par coeur le canon Pali qui aide, mais c’est être là, vraiment. Encore, je n’ai rien contre le canon Pali. Mais juste, je pense qu’on ne sait pas conduire une voiture en apprenant par coeur la notice technique. Par contre c’est bien de l’avoir, pour pouvoir regarder dedans à quoi sert ce drôle de voyant qui s’allume!
    Tu te sens moins seule? Moi aussi à te voir arriver ici.
    Ici, ma parole est libre. Je n’ai pas pour habitude de critiquer à distance et sans confrontation directe, c’est d’ailleurs pour cela que je ne mets aucun lien, que des références très indirectes. Mais j’ai voulu m’exprimer, oui, car j’ai eu mal, encore aujourd’hui, de voir comment on utilise le dharma pour se réfugier dans une abstraction, et comment on en fait un nouvel objet de dépendance.
    Plein de gens sentent où les mensonges se passent, se disent, même avec les accents de la vérité, et pire encore, même en disant des choses vraies!
    Mais un enseignement, n’a pas de sens hors d’une relation avec qui l’on enseigne. Certains peuvent entendre des choses, d’autres ont besoin d’autres langages. C’est important, je crois.
    Pour moi le bouddhisme c’est une médecine. Donc à utiliser avec prudence et sans excès, et surtout adaptée à la personne et la situation.
    Tu as trouvé le chemin pour venir ici, d’autres le peuvent donc. Pour cela je n’ai pas envie d’aller exprimer ce que j’écris en des endroits où cela serait peut-être mal perçu. Ici, c’est l’espace que je gère, l’esprit est celui d’une ouverture, sans tomber dans la soupe confuse, et le partage dans la simplicité. Je préfère peu de lecteurs qui comprennent vraiment ce que j’exprime, et qui viennent dans un esprit de partage et de paix, que d’avoir plus de monde.
    Mais ce que j’écris, se nourrit d’autrui : de ce que tu écris, de ce que tu exprimes, de ce que chacun apporte, donne de soi. C’est cet esprit-là qui pour moi permet de sauver le monde. Les mots que j’écris ne peuvent exister sans les autres pour les inspirer et les lire.
    En tous cas, ton arrivée ici, toi dont les quelques interventions que j’ai lues là où tu sais, m’ont touchées, me fait plaisir : tu soutiens la parole de ce blog. C’est important pour moi, et ça me touche.
    Merci à toi.

  4. Bonjour Laurent, ( c’est « Kathelle » j’ai changé le nom. )

    Après un besoin d’absence et de recul, je viens te faire une visite et je suis heureuse de retrouver ces discussions, cet article où parle le coeur, direct, et le bon sens.
    Au début de ma découverte de bouddhisme, je me m’étais heurtée à tout cela, et ce Bouddha qui m’avait semblé m’accueillir si ouvert, m’apparut alors bien enfoui dans tout ce fatras.
    Les communautés monastiques en occident sont confrontés à la modernité et d’autres besoins. Je crois qu’il y a assez de pays bouddhistes avec leur communautés monastiques ancestrales et sans doute de bibliothèques pour totalement satisfaire ce groupe que tu as rencontré.
    Ici, il y a besoin de ce bouddhisme qui est une médecine, le bouddhisme du Bouddha qui est ouvert à chacun comme il est.

    Durant cette absence, j’ai eu besoin de faire le « vide », d’être désencombrée de ces vieux heurts en rencontrant un bouddhisme qui ne m’avait pas parlé vraiment… de tourner la page. J’ai suivi mon chemin, je revenue au christianisme, aux Evangiles, surtout, et tu sais quoi, Laurent, et bien, Jésus-Christ, il n’était pas chrétien ( sourire ), alors, mais moi, je suis heureuse de tout ça, je me retrouve avec Jésus et Bouddha maintenant. J’éclate de rire parfois. La méditation, toujours un peu difficile seule. Parfois la prière silencieuse…
    Je lis J-Y Leloup ( bientôt sur l’Evangile de Thomas ), Françoise Gange, Jacqueline Kelen, des femmes avec qui je me retrouve… et puis les HaÏkus d’Issa, Shiki, Bashô, l’art du haïku toujours, et Lao-Tseu… Tchouang-Tseu…
    Et tout en douceur avec le bouddhisme du Bouddha…
    Plaisir de retrouver ce blog, tes réflexions qui m’éclairent et me guident, cet échange amical qui me nourrit, je t’embrasse.
    K.

  5. Bonsoir!
    Content de te retrouver, justement je pensais à toi ces derniers temps, me demandant si ça allait, ce que tu devenais.
    Surtout que je ne poste plus très souvent!
    Oui, le bouddhisme, fait chier!
    Bon, je provoque, mais oui, ça me lasse de voir qu’on en fait d’abord un objet de prises de tètes, alors qu’on a besoin d’autre chose que ça…et quand je lis des bouquins de vieux de la vieille en pays bouddhistes, j’ai le sentiment que ce genre de comportement est une appropriation bien occidentale, qui fait de ce qui peut libérer, un nouvel engin de guerre égotique.
    Et comme je dis souvent, en fait, j’ai eu la grande chance de ma souffrance : elle m’a tout le temps fait mordre la poussière, empèché de pouvoir me roidir dans une posture forte et droite, je me suis souvent écroulé dès que j’ai voulu jouer au plus fort, au plus maître.
    Car on est peu de choses. Ce que ne veut pas dire qu’on est insignifiant.
    Le dharma ne signifie pas qu’on doit se mépriser ni être méprisé en tant que sujet…et c’est tellement facile de nier la réalité d’autrui quand on le lit à travers un écran : on peut l’interpréter, lui faire la leçon, détourner ce qu’il dit, ne pas le voir tellement plus facilement qu’en réel!…et puis surtout, la seule réalité accessible, c’est les mots. On ne voit pas de réactions corporelles, on ne sait pas ce qui se passe en dehors des mots.
    Et pourtant!
    Pour ma part, je ne suis pas faché avec le Christ. Au contraire! J’ai même un ami facebook qui pratique le zen, qui cherche un bon maître zen chrétien! Signe des temps, et je pense salutaire : on ne peut faire du Bouddha un antichrist destiné à satisfaire nos manques spirituels originels. Je crois au contraire plus que nécessaire de comprendre d’où nous venons, quel est notre karma d’occidentaux chrétiens, pour vraiment comprendre le bouddhisme du Bouddha. Sinon on le lira toujours au travers du prisme de nos préjugés culturels qui, tout inconscients qu’ils soient, n’en resteront pas moins actifs.
    Pour moi, l’éveil n’est pas plus bouddhiste que chrétien, et l’on aurait mieux à faire en fait à trouver les vrais ponts qui relient ces traditions, que chercher ce qui sépare.
    J’ai vu Tokuda, maître zen, commenter Me Eckart. Il existe Thai Doji, un ancien du rinzai, qui a suivi Thich Nath Hanh, qui aujourd’hui introduit dans son enseignement ce qu’enseigne Annick de Souzenelle (qui en fait fait le pont entre traditions cabalistes judaiques, et énergétique chinoise).
    Quelque chose clairement se passe, de cette recherche de racine spirituelle. Dieu est-il seulement occidental? Bouddha ne fonctionne-t-il qu’en Orient?
    Non. Ce qui marche, c’est le dialogue entre les deux. C’est la friction entre les différences, et la volonté de comprendre comment fonctionne cet autre qu’on connaît si peu, qui nous fait sortir de notre ego-centrisme, et nous permet de modifier notre vision du monde. De s’ouvrir, découvrir autre chose.
    Deshimaru disait à ses disciples « assis sur ce coussin, vous êtes Bouddha, vous êtes Dieu. »
    J’ai une copine japonaise, elle a connu le zen par son mari. Et sa mère est super chrétienne!
    Je vais chez des viets, et chez eux, sur l’autel, tu as les ancètres de la famille, et le Bouddha et la vierge Marie qui coexistent tranquillement. L’encens brûle pour tout le monde. Ils ont construit une pagode dans le village, mais les trois quarts sont devenus chrétiens!
    Les orientaux sont plus plastiques que nous, l’occidental veut tout le temps des repères identitaires, il ne peut se contenter de vivre en regardant changer la couleur des feuilles, de ne pas savoir le temps, l’espace, de juste être là.
    Et cette volonté de définir les choses, ne peut qu’à terme exclure ce qui ne rentre pas dans le cadre sémantique défini par quelques mots. Mots qui devront toujours être choisis, selectionnés, donc soumis à un arbitraire, une subjectivité, de qui les utilise.
    Si le Bouddha avait voulu dire ce qu’est sa voie, il aurait écrit un pavé de cinq cent pages, il aurait voulu qu’on le compile, l’écrive. Tout cela il ne l’a pas fait, pas plus que Jésus.
    Car ils étaient trop occupés à s’impliquer dans les relations réelles. Avec autrui, et avec eux-mêmes.
    Tu parles de J-Y Leloup, j’avais lu le bouquin sur sa vie. En voilà un qui a fait un sacré chemin, un chemin sacré, et qui a un axe, cependant aussi une ouverture.
    Je reste persuadé qu’on peut, tout en ayant un axe de pratique qui nous est propre, rester ouvert à ce qu’on connaît moins. Sans pour autant sombrer dans la confusion syncrétique. Sur le groupe dont nous parlions, je me suis fait taxer de façon à peine voilée d’être dans ce cas de figure. Juste parce que j’ai plaidé l’ouverture. Cela démontre, pour moi, la profonde insécurité qui sous-tend cette résistance à la peur d’un envahissement par ce qui n’est pas comme soi…comme si le Bouddha avait enseigné de créer une forteresse identitaire!…
    Oui, on peut être ce qu’on est, et rencontrer l’autre sans perdre son identité. Sans cette confrontation à l’autre, on ne peut en fait avoir accès à la conscience de nos limites, à notre image, à un regard externe sur qui l’on est. Mais cela peut faire peur, quand on est occupé à consolider une vision orthodoxe du monde.
    Et les orthodoxies, elles étouffent la vie. Aujourd’hui on ne peut plus perdre de temps avec ça, car la situation de notre monde est urgente. Si on veut rester enfermé dans sa méditation à tenter de savoir ce qu’est le vrai enseignement, on peut éviter de soigner le monde, la Terre, de nourrir ce qui est malade qui a besoin de nous. La maltraitance de notre écosystème, des femmes, des hommes, du travail absurde pour survivre, du formatage mental dès l’enfance, de la soumission à des critères arbitraires surgis du mental de quelques décisionnaires hors-sol qui disent comment vivre, travailler, produire, pour en fait des causes qui nous sont extérieures, et surtout dans lesquelles on ne nous implique pas en tant que sujet capable de donner un avis.
    C’est pareil pour le bouddhisme. Si on en fait un nouveau machin à penser comme ça qu’on ne doit pas discuter car c’est la vraie vérité, alors non, je ne suis pas bouddhiste.
    Puis en fait, et c’est super prétentieux, ce que je vais dire, mais être bouddhiste, ça ne m’intéresse pas.
    Ce qui m’intéresse vraiment, c’est de devenir Bouddha!

    En tous cas, merci d’être venue saluer un coup, ça me fait vraiment plaisir.
    J’espère que tu vas bien.
    Sache que j’ai un copain qui s’investit dans une lignée reliée au chan chinois. En fait peu importe. Mais au niveau du cadre, c’est énormément plus ouvert que tout ce qu’on a connu dans le zen soto. Son optique, et aussi la mienne, c’est de créer des opportunités de pratique, pas cher (car les temps sont durs, et ne pas faire de la pratique un truc d’élite est une chose qui nous semble importante), dans la nature (car elle ne ment pas, elle nous ramène à notre origine et simplicité, au silence), de façon simple. J’en reparlerai, car je veux me relier à son projet, qui ressemble à ce qu’on veut faire vivre chez nous. Et créer un réseau de personnes dans la même optique. On en reparlera, j’en reparlerai.
    Une grosse bise bourbonnaise, en espérant que tu ailles bien.
    A très bientôt.
    L.

  6. Bonsoir,

    Je vais bien, je vais mieux, je vais comme on va dans un monde malade. J’ai le mal de ne pas être trop adaptée à ce monde, alors en fait, je vais bien. Mais pour le monde, je vais mal ( sourire). Tout est bien, tout est parfait !
    En fait, c’est difficile de parler de son chemin, il semble ne rien se passer dans sa vie, et pourtant, en soi, il y a des mouvements, ce n’est pas la même notion de l’être, du temps…
    Oui, il fallait que j’oublie le bouddhisme pour retrouver le Bouddha et parce qu’en court de route, il y a deux ans, dans la forêt, une expérience spéciale, une révélation, que je ne saurais décrire, m’avait amené vers le Christ.
    J’apprenais à marcher comme un Bouddha dans la forêt et en même temps, je ne savais pas que j’apprenais à marcher aussi comme un Christ, dans la forêt, et les deux ne font qu’un pour moi, maintenant. Tu sais, dans la forêt, il n’y plus ni bouddhisme, ni christianisme. Dans une plaine désertique, ce serait pareil… la forêt, le sentier…
    Des marcheurs, il y a 2000 ans, 2600 ans… et là, maintenant, quelqu’un qui marche, toi, moi, il, lui, ou elle, juste quelqu’un qui marche, juste la marche, les pas…
    C’est pour cela, il fallait que j’oublie tout ce que je savais, il fallait que je chemine…
    Et oui, le bouddhisme « fais chier », le christianisme, que j’avais reçu par le baptême sans même le connaître  » fais chier » aussi ! Il me fallait « voyager » léger.
    Ils sont différents, mais il y a ça, la marche, qui les unit, les pas…
    Et la relation réelle, comme tu dis, à la vie, à autrui, à soi-même…
    Non, il ne s’agit pas de tout confondre dans un « syncrétisme », mais je crois que vu l’état des choses dans les religions, nous avons besoin de passer par cette étape de ce qui nous unit, tout en respectant nos différences, même si elles s’effacent dans ce qui nous est universel, elles sont toujours là, pourquoi craindre de perdre quoique ce soit. C’est comme avec le masculin et le féminin en chacun, il y a l’être, mais nous restons aussi femme et homme.
    Je me retrouve avec la statue du Bouddha et une icône du Christ, les bougies, sont les mêmes, je me trouve peu à peu une cohérence, une harmonie dans tout ça. Je marche en pleine-conscience, je médite assise, et il y des moments où je peux être en prière silencieuse avec le Christ. Oui, comme tu dis l’encens brûle pour tout le monde…
    Jean-Yves Leloup évoque le souffle, il a appris à méditer, comme une montagne, comme un coquelicot… il évoque l’Hésychasme…
    Le problème que tu décris est je crois le même dans la spiritualité en général, les « nouveaux engins de guerre égotique », on s’approprie un nouveau truc spirituel, des rêveries dans des mondes, des pouvoirs, ils ont fait le grand saut dans le grand Soi, ils sont les « grands initiés » et pas toi. On ajoute à cela le marketing, c’est comme avec le développement personnel. J’ai échappé à cela, ma modeste situation ne me permet pas tous ces stages de nouvelles thérapies florissantes. Pour continuer à t’endormir et participer au système détraqué. Ah, ce vieux monde et celui-là qui n’ont pas voulut de moi, au fond ça me sauve.Tellement de pièges…
    Il faut considérer l’être dans sa globalité, le psychologique et spirituel qui sont entremêlés, mais que l’être dans sa quête ne soit pas détourné, dans des méandres de consommation, et ce qui peut guérir ou libérer se retrouve à servir tout autre chose. Une image, un personnage dans le système. Le marketing du bonheur, des thérapies. On devrait plutôt se soucier de rendre celles qui sont correctes accessibles à tous les niveaux sociaux dont certains ont vraiment nécessité et dans les hôpitaux, au lieu que ce soit des trucs pour se chouchouter-shooter.
    Maintenant que je retrouve l’âme et le corps unis… j’aime bien F.Gange qui me « parle » du féminin de la « Déesse-mère » de la Mésopotamie bien J.Kelen qui me parle de la « Divine blessure », des femmes de la Bible… Besoin de repères pour reconquérir mon féminin, dont je me sens avoir été plus que spolier, dès l’enfance, féminin enseveli, guérir ce féminin blessé pour reconquérir ce véritable féminin en moi. Oui, j’en passe par là aussi.
    Avec Thich nhat Hanh, la marche en pleine-conscience et les enseignements…
    Deshimaru, ah ça ne m’étonne pas qu’il est dit une telle chose. ( sourire ) en fait, j’en ris même de bon coeur… J’aimerai bien connaître mieux ces autres maîtres zen dont tu parles… et le Chan… l’essence du zen…
    Plein de choses dans ce que tu dis me touchent…
    Oui il est urgent de se soucier de la vie sur Terre, de la vie de la Terre et de l’humanité, en commençant à se changer soi-même et agir. Il est grand temps d’emprunter « Nos voies d’espérances » un bon livre intéressant qui ne doit pas rester que du papier, ceux qui l’ont écrit ne le veulent pas.
    Oui, la méditation n’est pas faite pour s’enfermer, l’enseignement pas fait pour se le retourner dans le citron sans arrêt pour savoir quel est le vrai, qui qu’à raison. Il y a besoin que ce soit vivant et que cela vienne au coeur de la souffrance. La Terre, toutes vies, l’enfance, les hommes, les femmes, ont besoin de soin…

    Merci à toi, avec plaisir du fond du coeur. J’espère que tu vas bien aussi.
    Merci pour tes propos ici et on en reparlera, comme tu dis…

    A bientôt.

  7. Voui, je suis content de lire tout ça de toi!
    Tu veux que je parle de chan?
    Tu sais ce qu’il disait, Rinzai, sur les ceusses un peu trop costauds des textes, de la discipline, du Bouddha-building? Il disait que si ils étaient aussi nases de l’éveil, leurs crânes auraient vocation à servir d’urinoir! J’adore ce genre de mecs, du dharma punk dans toute sa splendeur!
    Mais ces mecs, ils étaient capables de faire 600 kilomètres à pieds, voire plus, pour trouver un maître…autrement dit, si le gars leur paraissaît trop branlo du dharma, ils en faisaient le tour en le toisant de haut en bas, et pis ils s’en allaient ailleurs s’ils trouvaient que la table était mal dressée!
    Oui, la marche, ça, c’est réel comme réalisation!
    D’ailleurs, ma chère et tendre m’a offert le bouquin de M. Dogna sur les thérapies alternatives, et il recommande, dans certaines maladies, la marche comme remède.
    Mais une marche où l’on ne parle avec personne. Juste marcher.
    Et je me force à m’y remettre.

  8. Et bien, oui, cela revient à  » pisser dans un violon » lol. Et c’est comme le conte du moine et du philosophe ou l’érudit, avec la tasse de thé. Un vrai bon philosophe sait d’abord vider sa tasse et être silencieux.
    Et puis, on est dans l’instant de l’action, de faire ce qu’il y a faire.
    La marche, c’est le corps et l’esprit en mouvement. La vie est une marche, le corps et l’esprit, le coeur, l’éprouvent. C’est pour ça que la distance, l’espace, le temps… Je me suis rendue que j’avais mis des années, la première partie de ma vie, à en venir, en fait, à cette marche-là.

    Ces maîtres étaient radicaux, on ne peut plus clairs dans leur aspiration, leur quête, prêts à aller au bout, prêts à tourner les talons aussi. IIs traversaient des saisons rudes pour trouver ce maître, avec presque rien. Ils étaient « chemin » eux-mêmes, ils écoutaient leur intuition et aussi leur coeur, je crois. Il y a des peintres qui ont fait cela aussi. Cela me fait penser aussi à ce livre « Neige » de M.Fermine, que j’ai ici, je n’ai pas encore lu.
    Je parle souvent de livres, car je n’ai pour ainsi dire que ça dans la vie parmi mes activités principales, le retrait avec la lecture ou dans le silence de la nature. Si on peut d’abord méditer comme une montagne ou un simple coquelicot, alors pour la marche, pareil, comme une simple petite fourmi, un renard, une biche… L’homme, retrouve ses vrais pas dans la nature, laisser venir tout seul…
    Oui, la marche, excellent remède ! libératrice, et elle me guérit encore, c’est une douce attention intuitive que ta femme à eu pour toi.
    Il y a de bonnes vraies « thérapie ».
    Loin des accumulations inutiles, il y a vraiment quelque chose de ce qui est ancestral, de ce que transmettaient les anciens que nous pouvons renouveler et déployer aujourd’hui.

  9. Bonjour

    Dans notre parcours de vie, il est des endroits où nous aimons revenir, tangibles ou non, des personnes avec qui l’échange est lumineux ou encore productif . Nous savons presque instinctivement reconnaitre là où il fait bon être, où il y a une belle humanité.
    Ce blog fait partie de ces lieux où nous savons que nous pourrons nous ressourcer, trouver des oreilles amies ou des discours qui nous nourrissent, nous élèvent, nous rassemblent.
    Nous avons tous des chemins différents, le bouddhisme pourrait être notre socle commun, mais au fil des années on s’aperçoit que « le bouddhisme » cela ne veut plus dire grand chose tant il y a de visages derrière.
    Donc, oui on marche, on s’égare, on se concentre, on se déploie, prenant des bribes ici et là, on constate les abus d’innocence et on se forge en n’étant sûr de rien, sauf de ne pas être seuls dans ce labyrinthe de vie.
    Tant d’âmes qui cherchent à vivre ensemble en belle intelligence et harmonie…les classifier et les contraindre derrière un dogme, une bannière, une religion, c’est cela la vraie connerie!
    Un peu de sagesse et d’humilité devraient nous aider…
    merci pour cet espace de liberté et de rencontre.
    A bientôt

  10. Très bon article Laurent. Je découvre ton blogue et je pense y trouver de quoi apporter un soutien certains dans ma formation bouddhique.

    Merci!

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